Robinets d’incendie armés
Vérification des robinets d’incendie armés (RIA) : fréquence, contrôle et prix
En bref. Dans un ERP de 1re à 4e catégorie, les RIA font partie des installations fixes de secours vérifiées au moins une fois par an. Le règlement exige au moins 2,5 bars au RIA le plus défavorisé, des armoires signalées et jamais condamnées. En 5e catégorie, ils suivent la règle des moyens de secours : entretien et vérification tous les trois ans au plus. Un prestataire qui publie ses tarifs facture 25,00 € HT par RIA.

Un RIA, c’est le dévidoir rouge fixé au mur, avec un tuyau semi-rigide enroulé et une lance. On en trouve dans les entrepôts, les ateliers, les grands magasins, les parkings. Il est toujours sous pression : ouvrir la vanne suffit pour avoir de l’eau. Encore faut-il que la pression soit là, que le tuyau ne soit pas collé sur son tambour, et que personne n’ait posé une palette devant.
Qui doit en avoir ?
Sur un lieu de travail, le Code du travail ne donne pas de seuil :
« Si nécessaire, l’établissement est équipé de robinets d’incendie armés, de colonnes sèches, de colonnes humides, d’installations fixes d’extinction automatique d’incendie ou d’installations de détection automatique d’incendie. »
Dans un ERP, le règlement de sécurité décrit comment les RIA sont installés et vérifiés. Si vos locaux en sont équipés, les règles qui suivent s’appliquent, quelle que soit la raison de leur installation.
Ce que le règlement ERP exige d’un RIA
« § 1. La composition, les caractéristiques hydrauliques et l’installation de robinets d’incendie armés doivent être conformes aux normes les concernant. § 2. Les robinets d’incendie armés sont désignés par leur diamètre nominal qui peut être DN 19/6, DN 25/8 ou DN 33/12. § 3. Les robinets d’incendie armés doivent être numérotés en une série unique. »
« § 2. Le nombre de robinets d’incendie armés et le choix de leurs emplacements doivent être tels que toute la surface des locaux puisse être efficacement atteinte. […] § 4. Si les robinets d’incendie armés sont placés dans des armoires ou coffrets, ceux-ci doivent être signalés et ne pas comporter de dispositif de condamnation. »
« § 1. Dans tous les cas, la pression minimale de fonctionnement à laquelle le débit doit être fourni ne doit pas être inférieure à 2,5 bars au robinet d’incendie armé le plus défavorisé. § 2. Un manomètre avec robinets à trois voies doit être mis en place près de ce robinet d’incendie armé pour permettre le contrôle de cette pression. »
Le manomètre près du RIA le plus défavorisé, en général le plus haut ou le plus éloigné de l’arrivée d’eau, sert précisément à la vérification : c’est là que le technicien lit la pression.
À quel rythme les faire vérifier ?
ERP de 1re à 4e catégorie : au moins une fois par an
« § 2. En cours d’exploitation, ces mêmes appareils ou installations ainsi que les appareils mobiles doivent être vérifiés, au moins une fois par an, dans les conditions prévues à la section II précitée. De plus, les systèmes de sécurité incendie de catégories A et B et les systèmes d’extinction automatique du type sprinkleur doivent être vérifiés tous les trois ans par une personne ou un organisme agréé. »
ERP de 5e catégorie : tous les trois ans au plus
« § 2. Tous les trois ans au plus, l’exploitant doit procéder, ou faire procéder, par des techniciens compétents, aux opérations d’entretien et de vérification des installations et des équipements techniques de son établissement (chauffage, éclairage, installations électriques, installations de gaz, appareils de cuisson, circuits d’extraction de l’air vicié, des buées et des graisses des grandes cuisines, des offices de remise en température et des îlots, ascenseurs, moyens de secours, etc.). »
Rédaction issue de l’arrêté du 1er décembre 2025, applicable depuis le 1er juillet 2026. Avant cette date, le texte disait « en cours d’exploitation », sans durée.
Lieu de travail
Si votre établissement a une consigne incendie (plus de 50 personnes ou matières inflammables), elle prévoit des essais et visites du matériel au moins tous les six mois, RIA compris (article R4227-39). Voir le guide exercice d’évacuation.
Ce que vous pouvez contrôler vous-même
- Chaque RIA est visible, signalé, et rien n’encombre l’accès ni le déroulement du tuyau.
- Les armoires ne sont ni fermées à clé ni cadenassées : l’article MS 15 l’interdit.
- Les RIA portent leur numéro, dans une série unique, qui correspond au plan du registre.
- Aucune fuite au pied de la vanne, aucun tuyau fendu ou écrasé.
Combien coûte la vérification ?
A2P Incendie publie 25,00 € HT par RIA vérifié (relevé du 23/09/2026, déplacement non publié). Un entrepôt équipé de six RIA paierait donc chez lui 150,00 € HT hors déplacement. Faites vérifier RIA et extincteurs lors de la même visite : le déplacement ne se paie qu’une fois. Tous les prix publiés.
Questions fréquentes
Un RIA est-il obligatoire dans mon entreprise ?
Le Code du travail ne fixe pas de seuil : l’article R4227-30 prévoit des RIA « si nécessaire ». Si votre bâtiment en a, ils doivent être entretenus et vérifiés comme les autres moyens de secours.
Puis-je dérouler moi-même un RIA pour le tester ?
Vous pouvez vérifier qu’il est accessible, signalé et que l’armoire n’est pas fermée à clé. La vérification réglementaire en ERP relève d’une personne ou d’un organisme compétent, qui mesure notamment la pression.
Quelle différence entre un RIA et une colonne sèche ?
Le RIA est un tuyau en eau en permanence, que le personnel peut utiliser sur un début d’incendie. La colonne sèche est une canalisation vide, que seuls les pompiers alimentent depuis la façade pour disposer d’eau dans les étages.
Gratuit, sans engagement
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